mardi 16 septembre 2008

J'ai mal dormi

Il est cinq heures quarante, le matin, et je n'ai pas plus envie d'aller au boulot que d'aller n'importe où d'autre ; pas envie de rester ici non plus avec mes colocataires. Je voudrais me barrer dans un endroit secret et caché, où personne ne saurait me retrouver. J'ai eu froid cette nuit, parce que ça y est, on se les pèle à Varsovie, et notre chambre double s'est transformée en glacier. Je n'achète pas de couette parce que j'en ai un tas à Perpignan, qu'il faut simplement que je les ramène. Le matelas pneumatique sur lequel je dors commence à se dégonfler. Zut. Je refais du camping, hein. Alors que j'avais juré qu'on ne m'y reprendrait pas.

Je ne crois pas en tous ça, du reste. J'aime toujours Varsovie et ne vois pas où d'autre je pourrais être actuellement, mais d'un autre côté, ça y est (c'était vite), je suis redescendue des nues. Bien sûr que je reviendrai : ce n'est pas ma maison, ici. Ce n'est pas mon affaire, ce travail. Aucun travail n'est mon affaire. Le concept même d'être employée me fait grincer les dents. Ma seule ambition dans la vie est de me soustraire à un tel sort.