L'envol est progressif au possible.
Hier j'avais rendez-vous à 16 heures avec Olga sur le náměstí Svobody, près d'une fontaine dont je n'avais pas remarqué l'existence. J'étais en avance, mais qu'importe, il faisait si beau ! La fontaine était bien là, œuvre d'art moderne : rien de remarquable à distance, mais en s'approchant, de quoi tomber dans une fascination puérile, pourvu qu'on en soit capable. Un groupe en treillis, armé de guitares et de banjos, jouait sur la scène des chansons en tchèque, parmi lesquelles une reprise de "Scarborough Fair". Au premier rang de leur public, des genres de punks à chien, bouteille à la main, assis parterre mais prêts à danser. Et tout autour, une foule gentille qui se promène, qui mange et qui boit du burčák entre les petites cabanes où se vendent pains d'épices, bonbons, saucisses, bijoux et vêtements. Décor charmant, centre-Europe. Ils arrivent parfois et ne restent qu'une seconde, ces moments de grâce où le présent universel semble être contenu dans l'endroit où l'on est.
Olga m'a contactée grâce à l'entremise d'Arnaud. Elle est Russe de nationalité, Ukrainienne de citoyenneté et habite à Brno avec sa sœur depuis janvier 2007. Elle est venue, très chaleureuse, avec un ami Russe ; moi j'étais stupide, avec mon tchèque hésitant, mais elle vite fait bien fait a pris les choses en main. Et voyez-vous, c'est pour cela que j'aime les filles de l'Est.
lundi 24 septembre 2007
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